Le mot du directeur
Les enfants subissent encore aujourd’hui de nombreuses discriminations et violations de leurs droits, uniquement en raison de leur âge et de leur statut. Pour les protéger, le droit français a ratifié la convention internationale des droits de l’enfant dès 1989. Cette convention établit le principe d’intérêt supérieur de l’enfant.
Il a fallu attendre la loi du 10 juillet 2019 pour interdire les violences éducatives ordinaires.
Souvent, les décisions sont davantage guidées par des logiques adultes (respect de l’autorité, du cadre, des devoirs) que par le respect effectif des droits des enfants - y compris dans le champ de la protection de l’enfance. D’où la nécessité de garantir la participation réelle des enfants aux décisions qui les concernent, mais aussi, en tant que professionnels, de s’interroger sur ses propres représentations, notamment à l’égard des familles en situation de grande précarité par exemple.
Le rapport intitulé « A hauteur d’enfants » (Arnaud-Melchiore, 2021) a fortement contribué à la prise de conscience de la nécessité de mettre l’intérêt supérieur de l’enfant au cœur des décisions de justice, mais également de notre vie quotidienne dans les maisons d’enfants.
"A tous j’exprime ma plus profonde gratitude."
Que fait-on dans nos murs pour cet objectif ? En conformité avec les obligations légales, nous avons des projets individualisés, des groupes de paroles, des questionnaires de satisfaction (outils de Loi 2002-2), des procédures de réclamations (suite aux évaluations HAS qui porte sur les manières d’associer les enfants à nos décisions et qui sont directement évalués) mais le chemin reste à poursuivre et à consolider, y compris dans une démarche d’acculturation des éducateurs futurs arrivants. Nous visons la bientraitance et la qualité, même si les moyens sont contraints et que des obstacles surgissent chaque jour.
Les équipes sont réellement pluri-professionnelles, et les valeurs de solidarités, d’entraide, et le sentiment de se sentir utile pour protéger les enfants représentent des ancrages solides du navire associatif dans l’Océan sociétal.
Nos services permettent un véritable parcours et répondent à des besoins diversifiés, services d’accueil d’urgence, maison d’enfant, service pour les mineurs « non accompagnés » venant de l’étranger, maison d’enfant, mais également les milieux ouverts évitant le placement et travaillant autant avec les familles qu’avec les enfants :service éducatif de jour et action éducative en milieu ouvert renforcé… Chaque équipe dédiée à un projet de service s’inscrit dans notre projet associatif et d’établissement, qui représente 168 mineurs confiés, plus de 65 salariés et 20 bénévoles (conseil administration) en 2026.
A tous j’exprime ma plus profonde gratitude.
Nicolas M.